Quelles sont les compétences clés du futur dont vous aurez besoin pour évoluer professionnellement ?

Emploi, Formation, langues

Le Forum économique mondial (World Economic Forum) estimait en 2020 à 50 % l’ensemble des salariés qui devront se reconvertir d’ici 2025 avec la progression des technologies.

Plus de 80% des entreprises se digitalisent avec la pandémie.

L’OCDE évalue à 14% le nombre d’emplois qui existent aujourd’hui pourraient complètement disparaître du fait de l’automatisation au cours des 15 à 20 prochaines années.

60% des adultes n’ont pas les compétences informatiques nécessaires pour les nouveaux jobs qui vont émerger.

Le salariat perd du terrain : 1 employé sur 6 est aujourd’hui à son compte et la tendance s’accélère.

Ces chiffres peuvent paraître astronomiques mais d’autres études abondent aussi dans ce sens. Alors dans un monde qui change drastiquement et très rapidement, quelles seront les compétences clés du futur qui seront nécessaires à l’évolution professionnelle de la plupart d’entre nous ?

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Quelles sont les compétences clés du futur dont vous aurez besoin pour évoluer professionnellement ?

Capacité d’analyse, apprentissage actif, résolution de problèmes complexes, créativité, entre autres

Le rapport du Forum économique mondial version 2020 indique les compétences qui seront de plus en plus demandées dans les années à venir :

capacité d’analyse,

apprentissage actif et stratégies d’apprentissage,

résolution de problèmes complexes,

esprit critique et analyse,

-créativité, originalité et analyse,

leadership et capacité à influencer,

usage des technologies, suivi et contrôle,

design de technologies,

résilience, résistance au stress,

raisonnement, capacité à résoudre des problèmes et idéation (création d’idées)

On peut résumer cette liste en grandes catégories de compétences : celles qui permettent d’apprendre continuellement, de remettre en question les choses, d’utiliser la technologie, d’innover et de résister au stress/ s’adapter.

Aucune catégorie n’est vraiment nouvelle, si ce n’est celle liée à l’apprentissage. Que signifie-t-elle? Dans le monde dans lequel nous vivions et de plus en plus, nous devons nous former continuellement, apprendre à apprendre, être capables de mieux apprendre et d’êtres capable d’apprendre par nous-mêmes. Il faut être capable de poursuivre tout au long de sa vie le développement de ses compétences, et cela chapeaute l’ensemble des compétences de la liste.

Notamment, il est crucial de pouvoir identifier les compétences qui nous manquent afin de pouvoir les acquérir.

Pour rester compétitif sur le marché de l’emploi, il s’agit de rentrer dans l’ère du lifelong learning

To remain competitive, workers will need to acquire new skills continually, which requires flexibility, a positive attitude towards lifelong learning and curiosity.

OECD, Future of Education and Skills 2030

Bienvenue dans l’ère de l’apprentissage tout au long de la vie (lifelong learning en anglais) ! Celui-ci est défini comme étant « Toute activité d’apprentissage entreprise tout au long de la vie, qui permet d’améliorer les connaissances, le savoir-faire, les aptitudes, les compétences et/ou les qualifications pour des raisons personnelles, sociales et/ou professionnelles. » (CEDEFOP, 2011). L’apprentissage tout au long de la vie peut avoir un but personnel, professionnel ou les deux.

Les outils de l’apprentissage tout au long de la vie sont la formations continue, les MOOC, des stages, des expériences sur le terrain, la lecture, les podcasts et toute autre source d’apprentissage. Savoir rechercher l’information, utiliser la technologie, poser des questions et accepter de faire des erreurs sont aussi des conditions de l’apprentissage tout au long de la vie.

Tout comme l’identification de vos compétences transversales et transférables, l’apprentissage tout au long de la vie est essentiel dans le contexte d’un monde bouleversé par la pandémie et dans le monde futur qui en subira encore les effets.

L’OCDE prévoit ainsi que « l’effet de la pandémie sur l’emploi va probablement interagir avec les changements structurels existants tels que la numérisation et le vieillissement de la population, remodelant la demande de compétences numériques et de professions dans le secteur de la santé. De même, dans l’ensemble de l’OCDE, les investissements prévus dans les technologies vertes et les énergies renouvelables vont probablement accroître la demande de spécialistes dans ces domaines, créant potentiellement des lacunes de compétences que les systèmes d’apprentissage tout au long de la vie seront appelés à combler » (OECD Skills Outlook 2021 : Learning for Life). Dans un monde qui change, il est essentiel d’être capable de faire évoluer ses compétences, y compris si l’on envisage de rester dans une même entreprise, dans un même domaine et au même poste.

Miser sur les compétences futures…et aussi sur celles qui nous distinguent des machines

Acquérir des compétences standard pour l’avenir n’est pas suffisant : il faut aussi acquérir des compétences qui vous distinguent.

Dans un monde de plus en plus automatisé et digitalisé, il faut miser sur sa capacité à créer de la valeur, notamment dans des domaines tels que les arts, les langues mais aussi les sciences et la technologie, et via une approche interdisciplinaire. La création de valeur requiert :

-d’être curieux

-de réfléchir différemment, d’avoir une perspective originale sur les choses

-de trouver des solutions à des problèmes complexes

-de cultiver l’ouverture d’esprit

-d’être flexible

-de savoir collaborer.

L’éthique est également une compétence qui nous distingue des machines. Il s’agit de cultiver notre capacité à envisager les implications morales et éthiques de nos actions pour, entre autres, prendre des décisions éthiques.

Enfin, la communication est une compétence essentielle et le restera à l’horizon 2030. La capacité à parler plusieurs langues vous distingue. Elle vous rend capable de naviguer dans différents environnements et de chercher un travail partout sur la planète. C’est pour cela qu’il sera toujours crucial de maîtriser les langues dans le monde de demain.

La revanche des créatifs ?

Les emplois qui requièrent une intelligence créative sont moins susceptibles d’être automatisés au cours des deux prochaines décennies.

En somme, se préparer pour évoluer dans le monde du travail de demain consiste à a) connaître nos compétences, b) identifier celles que nous n’avons pas et qu’il faut acquérir puis 3) à mettre en place une stratégie pour les acquérir.

Identifiez vos compétences en réalisant un bilan de compétence avec notre psychologue. Plus d’infos :

Est-ce que je souffre du syndrome de l’imposteur au travail?

Emploi

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’effet Dunning-Kruger, qui fait que certaines personnes plutôt incompétentes ont tendance à se surestimer ? Le syndrome de l’imposteur, c’est pratiquement l’opposé.

Est-ce que je souffre du syndrome de l’imposteur dans mon travail?

Le syndrome de l’imposteur se matérialise dans l’impression de manquer de certaines compétences, dans le sentiment qu’on n’est pas à la bonne place parce que d’autres sont meilleurs que nous, dans le mal-être diffus d’avoir en quelque sorte usurpé sa place.

Ce syndrome n’est pas nouveau. Il a été décrit pour la première fois par des psychologues dans les années 1970. On l’observe chez des personnes très performantes pourtant incapables d’intérioriser et d’accepter leur succès. Ce phénomène se caractérise par le sentiment que nos succès peuvent être attribués à la simple chance, plutôt qu’à nos propres compétences ou qualifications. Les personnes qui souffrent de ce syndrome craignent que les autres finissent par les démasquer.

Comment savoir si vous y êtes sujet ? Certains signes peuvent le montrer :

  • ruminations incessantes, dialogues intérieurs à tonalité négative concernant vous-même et vos compétences
  • tendance marquée au perfectionnisme (passer trop de temps sur une tâche pour la réaliser à la perfection, procrastiner de crainte de ne pas faire assez bien…)
  • sentiment de ne pas être à la hauteur
  • difficulté à accepter les compliments
  • peur de vous tromper ou d’échouer
  • peur d’être démasqué(e)
  • tendance à vous saboter, à vous empêcher de « briller »
  • travailler de manière acharnée, excessive

Le syndrome de l’imposteur : juste un manque de confiance en soi?


Le syndrome de l’imposteur trouve ancrage dans une forme de manque de confiance en soi particulière. Le manque de confiance en soi a tendance à nous empêcher d’agir. Typiquement, si vous n’avez pas assez confiance en vous, vous allez postuler à des emplois moins qualifiés que ce que vous êtes capable de faire, rester toujours un ou deux crans en-dessous de vos capacités pour ne pas vous mettre dans des situations où vous risquez de vous faire remarquer par exemple. Une personne qui vit sous le joug du syndrome de l’imposteur, en revanche, peut postuler à des jobs qualifiés ou très qualifiés, mais elle se sent obligée d’agir constamment et de s’améliorer dans tout ce qu’elle fait. La différence avec la confiance en soi est qu’avec le syndrome de l’imposteur, la personne doute constamment qu’elle mérite d’être là où elle est. Elle craint de ne pas être à la hauteur.

Une difficulté à intérioriser le sentiment d’accomplissement

Pour mieux comprendre, Caroline Broad explique dans un document de synthèse pour l’Université d’Edimbourg que « malgré des capacités évidentes, les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur sont incapables d’intérioriser un sentiment d’accomplissement, de compétence ou d’habileté. Dans l’ensemble, elles se croient moins intelligentes et moins compétentes que les autres ne les perçoivent. » Il y a donc un décalage entre la perception de nos capacités par les autres et notre propre perception.

Le syndrome d’imposture : une souffrance réelle

Bien que le sentiment d’imposture ne soit pas un diagnostic figurant dans le DSM (la classification officielle des maladies mentales), les psychologues reconnaissent qu’il une entraîne une souffrance bien réelle. Le sentiment d’imposture n’est pas à prendre à la légère. Outre qu’il peut nous empêcher de nous réaliser professionnellement, il génère anxiété peut mener jusqu’au burn out et à la dépression.


En général, les personnes qui ressentent ce sentiment d’imposture n’en parlent pas à un professionnel et souffrent en silence car la peur d’être démasqué fait partie intégrante du problème. Or c’est en en parlant que l’on peut mettre à jour le décalage entre notre perception de nous-mêmes et la perception que les autres en ont.

D’où vient le syndrome de l’imposteur ?

*Être une femme ou appartenir à une minorité nous rend plus susceptible de développer un sentiment d’imposture


Le fait d’être différent de quelque manière que ce soit du groupe majoritaire dans lequel on évolue (âge, différence ethnique, être une femme, différence d’orientation sexuelle, etc) peut alimenter le sentiment d’être un imposteur.

Pauline R. Clance et Suzanne A. Imes, les premières chercheuses à avoir étudié le sentiment d’imposture en 1978 chez des femmes ayant un doctorat précisent ceci : « Étant donné les attentes moins élevées des femmes de leurs propres performances (et de celles des autres femmes), elles ont apparemment intériorisé en un auto-stéréotype le stéréotype sociétal des rôles sexuels, selon lequel elles ne sont pas considérées comme compétentes » (The Impostor Phenomenon In High Achieving Women : Dynamics And Therapeutic Intervention).

Plus récemment, dans une étude de 2020 intitulée ‘Imposter Syndrome’ Holds Back Entrepreneurial Women‘, Kimberly Eddleston, Jamie Ladge et Keimei Sugiyama ont montré que le sentiment d’imposture empêche les femmes entrepreneures de s’identifier comme telles et impacte négativement leur réussite : « leurs entreprises ont souvent moins d’actifs, se développent plus lentement et sont moins rentables que les entreprises appartenant à des hommes. Le plus inquiétant est la façon dont elles minimisent leurs réalisations en tant que cheffes d’entreprises, par rapport aux hommes, et leur réticence à se qualifier comme « entrepreneures ». Pourquoi ? Les auteures expliquent :

L’une des raisons pour lesquelles il est commun pour les femmes entrepreneurs de souffrir du syndrome de l’imposteur est que l' »entrepreneuriat » est généralement représenté par des termes masculins : « capitaine d’industrie », « pionnier », etc. Alors que les attributs d’un entrepreneur prospère se sont historiquement concentrés sur des traits masculins (ambitieux, agressifs, prêts à prendre des risques et leaders nés), les femmes ont été préparées à être nourricières, altruistes et collaboratives. Pour les femmes, ces définitions internes et externes peuvent faire en sorte que le monde de l’entrepreneuriat et le fait de posséder son entreprise leur semble étranger et en contradiction avec leur identité même.

Imposter Syndrome’ Holds Back Entrepreneurial Women‘, Kimberly Eddleston, Jamie Ladge et Keimei Sugiyama

Ceci montre à quel point il est important, que l’on soit homme ou femme, de prendre conscience de ce sentiment et de le déconstruire peu à peu.

*Une éducation exigente prédispose au sentiment d’imposture

De nombreuses personnes qui se sentent comme des imposteurs ont grandi dans des familles qui mettaient l’accent sur la réussite. L’estime de soi de l’enfant dans une telle famille devient tributaire de la réussite : les parents manifestent davantage leur amour pour l’enfant quand il réussit.

En particulier, les parents qui envoient des messages contradictoires, alternant entre félicitations excessives et critiques, peuvent augmenter le risque de se sentir « imposteur » au travail. La pression qu’exerce la société en termes de performance vient s’ajouter à cela pour renforcer encore plus le perfectionnisme.

*Des moments charnières de la vie peuvent révéler ou exacerber le sentiment d’imposture

La plupart des gens éprouvent un certain manque de confiance en soi lorsqu’ils font face à un nouveau défi. Cela peut être le cas au moment où nous finissons nos études supérieures, au moment d’être diplômés ou après l’avoir été par exemple. D’autres vont jusqu’à douter de leurs compétences et de leur réussite alors que celles-ci sont évidentes. Il est étonnant de constater combien d’étudiants en passe d’être diplômés ne vont pas au bout de leur diplôme par crainte d’arriver sur le marché du travail et de se sentir incompétents !

C’est aussi le cas lorsque l’on fait face à un nouveau défi professionnel, qui nous met en position d’assumer des fonctions que nous ne nous sentons pas prêts à assumer.

Que faire si j’ai le sentiment d’être un imposteur au travail ?

Si vous vous retrouvez dans le sentiment d’imposture, le mieux c’est d’y faire face et d’en parler. Cela vous aidera à voir que ce sentiment est à la fois normal et irrationnel et que vous pouvez progressivement le surmonter. En parler vous aidera également à faire le point sur votre « incompétence » supposée, sur vos compétences réelles, et à mieux placer le curseur pour réussir à vous estimer à votre juste valeur afin d’en sortir et réussir à vous réaliser.

Prenez rendez-vous avec notre psychologue et coach certifiée pour en parler :


Je ne me plais jamais dans les jobs que je fais : pourquoi?

Emploi, Création d'entreprise, Trouver sa voie

Nombreux sont ceux qui ne supportent plus leur travail d’une manière ou d’une autre. Certains d’entre nous cumulent même les expériences professionnelles démotivantes voire carrément déplaisantes. Ils se lèvent en se sentant démotivés d’aller travailler ou même d’allumer un PC. Parfois c’est le job lui même qui ne les a jamais passionnés, d’autres fois, le travail a perdu son sens, il se peut aussi que l’on ne supporte plus le chef ou qu’on ne se sente pas reconnus. Il est important, dans un premier temps, de déterminer pourquoi vous ne vous plaisez pas dans les jobs que vous faites afin de sortir du cercle vicieux.

Photo de Scott Webb sur Pexels.com

Je ne me plais jamais dans les jobs que je fais : pourquoi ?

1. Identifiez ce que vous n’aimez pas dans votre travail

La première chose à faire, c’est d’identifier pourquoi vous ne supportez pas votre travail.

Cas 1

Si vous faites un job alimentaire ou un job par défaut, que vous n’aimiez pas dès le départ, il s’agit :

  • d’une situation temporaire si vous faites un job alimentaire, donc il faut rester motivé(e) le temps d’en sortir pour aller vers un job que vous aurez vraiment choisi
  • si c’est un job par défaut, c’est il faut déterminer pourquoi vous ne faites pas le job qui est votre « premier choix » : vous n’avez pas la formation qu’il faut ? Vous avez peur de faire un job trop qualifié, ça vous semble trop impressionnant ? Vous ne vous sentez pas à la hauteur ? Solutions : vous former, travailler avec un(e) psychologue pour améliorer votre confiance en vous, vous questionner sur le syndrôme de l’imposteur

Cas 2

Si vous aimez votre job, mais que vous avez perdu la motivation peu à peu, c’est différent. Dans tous les cas, il faut essayer de comprendre pourquoi également.

Voici une liste de 14 raisons pour lesquelles vous pouvez ne pas aimer votre job. Cochez celles qui vous parlent, vous pouvez en sélectionner plusieurs :

  1. je n’aime pas mon travail car il est répétitif ☐
  2. je n’aime pas mon travail car je ne me sens pas reconnu(e) dans ce que je fais ☐
  3. je n’aime pas mon travail car je n’ai pas de bonnes relations avec mes collègues et/ou mon supérieur ☐
  4. je n’aime pas mon travail car je sens que je n’apprends plus rien ☐
  5. je n’aime pas mon travail car on ne me donne pas les moyens de faire un bon boulot ☐
  6. je n’aime pas mon travail car j’y passe trop de temps ☐
  7. je n’aime pas mon travail car je passe trop de temps à faire des tâches qui ne m’intéressent pas (tâches admnistratives, réunions, compte-rendus à rédiger…) ☐
  8. je n’aime pas mon travail car je ne me sens pas passionné(e) par ce que je fais ☐
  9. je n’aime pas mon travail car je ne me sens pas utile ☐
  10. je n’aime pas mon travail car j’ai perdu ma motivation avec le temps ☐
  11. je n’aime pas mon travail car il me stresse beaucoup et empiète sur ma vie privée ☐
  12. je manque d’autonomie ou de marge de manoeuvre ☐
  13. je sens que je stagne ☐
  14. je me sens pris(e) au piège ☐

Vous avez peut-être identifié une ou plusieurs causes pour lesquelles vous n’aimez pas votre travail. Il peut y avoir d’autres raisons que celles listées ici, prenez-en conscience et prenez-les en compte pour ne plus répéter les situations professionnelles frustrantes.

2. J’enchaîne les jobs qui finissent par me déplaire. Pourquoi?

Si vous enchaînez les situations professionnelles qui vous déplaisent, la première étape consiste à comprendre pourquoi.

Cherchez leurs points communs. S’il y a des points communs, demandez-vous pourquoi vous avez visé à chaque fois des jobs qui ont les mêmes défauts.

Était-ce parce que c’était le premier employeur qui a voulu de vous et vous avez sauté à pieds joints dans l’aventure avec un excès d’optimisme ?

Était-ce parce que la réputation de l’entreprise / du chef était connue mais vous ne vous étiez pas renseigné(e) ?

Est-ce par manque de confiance en vous que vous acceptez des jobs qui requièrent des compétences trop basiques et vous finissez par vous ennuyer ?

Est-ce parce que c’est une grande organisation et que l’évolution hiérarchique est trop lente ?

Est-ce par excès d’enthousiasme au départ puis à cause d’un surinvestissement qui finit par empiéter sur votre équilibre entre vie pro et vie perso ?

Si vos expériences professionnelles déplaisantes n’ont pas vraiment de point commun, c’est plutôt une bonne nouvelle. Cela peut signifier que le job lui-même vous plaît mais que vous n’avez pas encore trouvé le lieu où l’exercer.

3. Les conditions qui font qu’on est satisfait de son travail

Les psychologues ont défini 4 besoins humains principaux qui font que l’on est satisfait au travail ou non.

Le premier besoin : avoir la possibilité de faire ce que l’on fait le mieux, et savoir que cela compte

Pouvoir utiliser ses meilleures compétences et ses atouts dans une activité que l’on passe ses journées à faire est un besoin humain normal. Si on ressent que l’on fait des choses trop simples, qui ne nous stimulent pas et que n’importe qui d’autre peut faire, c’est difficile de se sentir satisfait de son travail. En plus, nous avons aussi besoin de de voir que notre action a une utilité (« savoir que ce qu’on fait compte »). Si on sent que nos nos actions ne changent rien, il est également compliqué de rester motivé et de sentir que l’on apprécie ce que l’on fait.

Ressentez-vous que votre job vous permet d’utiliser vos meilleurs atouts ?

Le deuxième besoin : Se sentir valorisé et apprécié pour ce que nous faisons

Faire quelque chose qui importe mais que personne ne remarque est démotivant, que l’on soit salarié, chef d’entreprise ou freelance. Nous avons besoin de nous sentir valorisés, appréciés par nos supérieurs, nos collègues, nos clients. C’est une condition importante pour nous sentir satisfait de notre travail. Le besoin d’être apprécié et reconnu au travail est plus important pour certaines personnes que pour d’autres. Dans une enquête de 2020, 30% des actifs français citaient la reconnaissance de leur travail comme motivation à travailler.

Vous sentez-vous reconnus dans ce que vous faites ? Est-ce important pour vous ?

Le troisième besoin : La possibilité de se concentrer sur ses tâches les plus importantes

L’exercice de nombreux jobs est parasité au quotidien par des tâches de second plan, fastidieuses, chronophages mais obligatoires. Le problème est que celles-ci détournent notre énergie de ce qui nous intéresse et de nos compétences essentielles. Elles peuvent « bouffer » notre temps et notre énergie, sapant notre motivation, notre engagement et notre satisfaction au travail. Dans la même enquête de 2020, 37% des des actifs français ont mentionné la satisfaction du travail bien fait comme motivation à travailler.

Vous sentez-vous miné(e) par des tâches qui vous prennent votre temps inutilement ?

Une solution à ce problème peut être d’apprendre à mieux prioriser, en utilisant le diagramme d’Eisenhower par exemple. Les tâches non urgentes et non importantes doivent être éliminées de votre « to do list ».

Le quatrième besoin : La possibilité de se renouveler et d’apprendre régulièrement au travail

Lorsque le travail devient une routine quotidienne bien maîtrisée, cela peut être agréable puisque notre cerveau effectue les tâches de manière « réflexe », mais cela peut nous enfermer dans l’ennui et l’impression de stagner. C’est également le cas quand notre travail est intéressant mais que nous n’avons pas la possibilité d’apprendre de nouvelles choses ni d’utiliser certaines de nos compétences. Un travail satisfaisant nous donne l’opportunité de progresser, que ce soit en nous formant, en changeant de poste, ou en montant dans l’échelle hiérarchique.

Enfin, la rémunération joue aussi un rôle clé comme motivation au travail pour 60% des actifs français salariés des secteurs public et privé. De plus, la satisfaction au travail diminue lorsque les difficultés matérielles augmentent (INSEE, 2020), autrement dit, difficile d’être satisfait au travail quand on a des difficultés financières notamment.

4. Que se passe-t-il quand un ou plusieurs de ces besoins ne sont pas remplis?

Lorsque vos besoins ne sont pas remplis, vous pouvez décider de quitter votre emploi, si c’est possible. Mais souvent, vous restez et vous allez :

  • perdre vos illusions, votre motivation et vous désinvestir de votre travail
  • vous surinvestir afin de « pousser » et obtenir plus,

et le risque in fine est celui du syndrôme d’épuisement professionnel ou « burn out« .

5. Que faire lorsque vous n’aimez plus votre travail ?

1) Tenter d’obtenir des ajustements


Que pouvez-vous faire si vous détestez votre travail, votre entreprise, votre patron, votre secteur d’activité ou même l’ensemble de votre vie professionnelle ? Vous pouvez commencer par vous poser ces questions :

  • Suis-je sûr(e) de devoir démissionner, ou est-ce parce que je traverse une période difficile ?
  • Y a-t-il quelque chose que je peux changer pour être plus heureux au travail ? Si oui, quoi ?
  • Est-ce que j’ai la possibilité de demander une mutation ou un changement d’équipe ?

Vous pouvez en parler à votre chef et voir avec lui quels sont les paramètres que vous pouvez modifier : travailler sur des missions plus stimulantes, réduction de la charge de travail, modification des conditions de travail (en 100% télétravail par exemple), augmentation de votre rémunération…Cependant, les ajustements sont souvent assez limités et peuvent ne pas changer votre ressenti qui mériterait des modifications drastiques ! Dans ce cas, vous n’êtes pas obligé de rester à un poste, dans un environnement, ou même de conserver un emploi qui ne vous convient pas.

2) Opter pour le changement

Chercher à nouveau un emploi salarié


Il est plus facile de trouver un emploi quand on en a un, et vous n’aurez probablement pas droit au chômage si vous démissionnez alors prenez le temps de créer ou de mettre à jour votre profil LinkedIn, mettez votre CV à jour, activez votre réseau en vous connectant à toutes les personnes que vous connaissez. Postulez, et renseignez-vous sur la réputation des entreprises, des managers, pour ne pas tomber dans les mêmes écueils ! Voici comment éviter de retomber sur un job qui vous déplaît :

Écueil identifiéSolution possible
Je n’aime pas mon job car c’était le premier employeur qui a voulu de moi et j’ai sauté à pieds joints dans l’aventure avec un excès d’optimisme
J’envoie plusieurs candidatures et je compare les offres avant de prendre ma décision
La réputation de l’entreprise / du chef était connue mais je ne m’étais pas renseigné(e) Je me renseigne le plus possible sur le lieu où je postule, si possible auprès de gens qui y travaillent ou qui y ont travaillé
C’est par manque de confiance en moi que j’accepte des jobs qui requièrent des compétences trop basiques et je finis par m’ennuyerJe fais le point sur mes compétences, si possible via un bilan de compétences, puis je postule à des offres où je vais utiliser mes compétences principales, celles qui reflètent le mieux ce qui me motive. Lors de l’entretien, je pose des questions précises pour m’assurer de mes futures tâches et des compétences requises.
Je travaille dans une grande organisation et l’évolution hiérarchique est trop lente Pourquoi ne pas viser plutôt des entreprises à taille humaine et surtout des structures plus flexibles qui ne sont pas sclérosées et offrent potentiellement de meilleures possibilités d’avancement ?
Je me démotive car je commence par un excès d’enthousiasme puis je me surinvestis et ça finit par empiéter sur l’équilibre entre ma vie pro et ma vie persoJ’essaie de tempérer mon enthousiasme de départ car il est possible que les managers / chefs vous vendent des « paillettes » pour vous faire venir. J’attends de voir en quoi consiste réellement le job et si cela me déplaît je pars en essayant de tirer les leçons de mes erreurs

Se lancer en créant sa propre activité

Si vous estimez que vous avez fait le tour des emplois salariés et qu’aucun ne vous plaît, il vous reste l’option de vous former à un autre emploi, en utilisant par exemple votre compte formation. Sinon, si vous avez une ou plusieurs idées d’entreprise, il est temps de les ressortir et de les envisager sérieusement.

Besoin de faire un bilan de compétences ? De vous faire accompagner pour changer d’emploi ? Pour créer votre entreprise ? Notre coach Lisa vous accompagne :

Trouver un job en période de COVID : mission impossible ? Pas si sûr. Nos conseils pour y arriver !

Emploi, Formation

La pandémie de COVID-19 a causé une onde de choc dans le monde et donc logiquement, elle a un impact sur votre recherche d’emploi. Mais l’incertitude n’est pas une fatalité, la reprise se profile et on trouve des offres d’emploi dans de nombreux domaines et à divers niveaux de responsabilité. En somme, rechercher un emploi en période de COVID n’est pas une mission impossible, voici comment rester positif, actif et productif pour arriver à atteindre le job ou le poste que vous visez malgré le contexte.

Photo de Matheus Natan sur Pexels.com

Trouver un job en période de COVID : mission impossible ? Pas si sûr. Nos conseils pour y arriver !

Ça y est, je me lance dans la recherche d’emploi !


Le COVID a causé des changements dans nombre de secteurs. Ces changements peuvent impacter votre recherche d’emploi. Vous allez donc devoir adapter votre état d’esprit, modifier votre approche et, surtout, faire preuve de patience pour réussir votre recherche d’emploi.

1. Me fixer des objectifs

Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs pour cette recherche d’emploi. Il est toujours important d’avoir un plan de développement professionnel et une idée générale de la trajectoire que vous souhaitez donner à votre carrière. Clarifiez ces points :

  • Qu’est-ce que je vise ?
  • Par quelles étapes dois-je passer pour y arriver ?

Notez ces étapes par écrit.

2. Décider : est-ce que j’accepte de faire des détours sur mon chemin ?

Vous serez peut-être tenté(e) de sauter sur n’importe quelle opportunité d’emploi qui se présente, surtout si vous avez eu des difficultés ou si vous êtes sans emploi à cause de la pandémie, mais il faut décider si vous êtes prêt(e) à passer par des chemins détournés pour atteindre vos objectifs.

Ces chemins détournés peuvent être :

  • accepter un poste qui n’est pas exactement celui que vous voulez
  • accepter un lieu de travail qui n’est pas le plus pratique pour vous
  • accepter des conditions de travail qui ne sont pas celles que vous préférez (100% télétravail ou au contraire travail sur site tous les jours, etc)
  • accepter un salaire en-dessous de vos prétentions
  • accepter de faire une formation ou de reprendre des études avant de postuler au job que vous visez
  • etc.

Accepter de prendre des chemins détournés comporte des avantages :

  • vous pouvez gagner du temps et acquérir de l’expérience
  • l’expérience professionnelle (quelle qu’elle soit) se monnaie ensuite pour augmenter vos prétentions salariales ou obtenir un poste avec plus de responsabilités
  • en vous formant au lieu d’accepter un job qui ne vous convient pas, vous allez acquérir des compétences que vous pourrez directement faire valoir lorsque la situation sur le marché du travail s’améliorera

L’inconvénient des chemins détournés est l’insatisfaction, la frustration, que vous pourrez éprouver (elle n’est cependant pas certaine : vous pouvez découvrir un job, un lieu qui vous plaisent plus que vous ne l’imaginiez).

Éprouver de l’insatisfaction sur le chemin de vos objectifs n’est pas un problème si celle-ci est temporaire. Un chemin détourné permet juste de laisser passer l’averse en se mettant à l’abri, dès qu’il refait beau, vous reprenez la route des candidatures vers votre objectif réel !

3. Je prépare mon CV


Le CV est un incontournable en France dans la recherche d’emploi. Préparez-le, mettez-le à jour, soignez la forme (la présentation, l’orthographe, la cohérence) et le fond (le contenu).

Mettez en valeur vos compétences transversales et transférables. Vous ne savez pas exactement ce que c’est ? Lisez notre billet qui est consacré à ce sujet. Vous allez ensuite personnaliser votre CV en fonction des offres d’emploi que vous allez trouver.

Un autre point important : mettez en valeur vos compétences non techniques ou « soft skills« , vous savez, le truc dont tout le monde parle aujourd’hui. Ce sont des choses comme les compétences en communication, en organisation, la capacité à écouter, à résoudre des problèmes, bref toutes les compétences qu’on n’apprend pas à l’école ni à la fac. Ce sont des compétences essentielles si vous voulez réussir dans un environnement nouveau et un monde changeant.

Que faire si j’ai un trou dans mon CV en 2020 et en 2021 ? Soyez franc, tout le monde sait que la pandémie a rendu la recherche d’emploi compliquée voire impossible. Les recruteurs seront probablement compréhensifs à l’égard des difficultés que vous avez rencontrées. Exposez simplement les faits, puis expliquez vos expériences plus en détail dans votre lettre de motivation. Essayez de mettre l’accent sur les avantages de cette période d’inactivité, par exemple en montrant qu’elle vous a ouvert de nouvelles possibilités d’emploi, qu’elle vous a permis de travailler en freelance ou qu’elle vous a donné le temps d’acquérir de nouvelles compétences. Cela peut aider à « vendre » la période d’inactivité comme une expérience positive pour votre carrière et votre développement professionnel.

Si vous avez quitté votre ancien chef en bons termes, demandez-lui de vous fournir une référence et d’expliquer le contexte, par exemple, qu’il a été contraint de vous licencier malgré vos qualités en raison des confinements et de la baisse de son chiffre d’affaires.

4. Je recherche des offres d’emploi

La concurrence est rude sur le marché du travail, il est donc crucial de ne pas dilapider votre énergie lorsque vous postulez. C’est déjà suffisamment compliqué de se motiver à ressortir son CV et à écumer les offres d’emploi avec entrain !

A) Organisez votre recherche et vos candidatures. Tout d’abord, donnez la priorité aux postes qui ont été mis en ligne le plus récemment, car c’est un signe que l’entreprise a un poste à pourvoir.

B) Ne paniquez pas lorsque vous lisez les offres d’emploi. Les employeurs ont tendance à recherche « le mouton à cinq pattes », vous pouvez obtenir le poste même si vous ne possédez pas toutes les qualifications requises. Si vous n’avez pas certaines compétences, mettez en avant des compétences proches, votre volonté d’apprendre et de vous former.

C) N’attendez pas avant de postuler, soyez réactif. Les recruteurs reçoivent des centaines et parfois des milliers de candidatures pour un seul poste, vous aurez plus de chances si vous postulez parmi les premiers.

5. Je m’y mets, je postule !

Consacrez du temps à chaque lettre de motivation et à chaque CV pour que votre candidature soit vue. Personnalisez-les à chaque fois ! Cela prend plus de temps de les modifier pour chaque candidature, mais c’est nécessaire. Si vous avez encore un doute et pensez que les candidatures en masse peuvent être la clé de votre recherche d’emploi, lisez ceci.

Lorsque vous postulez à un emploi en ligne, votre candidature est souvent transmise à un logiciel qui scanne votre CV pour déterminer si vous répondez aux exigences de l’offre d’emploi. Le secret pour passer cette étape se trouve dans l’offre d’emploi : des mots-clés tels que l’intitulé du poste, les responsabilités et les compétences. Ne copiez pas tout mot à mot, mais assurez-vous que la majorité des aspects les plus importants du poste figurent dans votre CV et votre lettre de motivation. Assurez-vous de reprendre les bons mots-clés dans votre CV et dans votre lettre ou e-mail de candidature.

6. J’augmente mes chances de trouver un emploi en faisant appel à mon réseau


Tout le monde sait que nous vivons une période difficile et beaucoup sont prêts à aider. Alors mobilisez vos proches et vos connaissances professionnelles. Il est clairement établi que les meilleures chances de trouver un emploi passent par notre réseau.

A) Les proches : Faites savoir à vos amis et à votre famille que vous êtes à la recherche d’un emploi et indiquez-leur les types d’emplois que vous recherchez et les entreprises que vous visez afin qu’ils soient à l’affût des offres. Ils vous informeront s’ils entendent parler de quelque chose.

B) Les connaissances professionnelles : N’hésitez pas à contacter d’anciens collègues et patrons si vous voyez des postes vacants dans leur entreprise. Ils sont plus susceptibles de vous embaucher que la concurrence car ils connaissent vos compétences et votre éthique de travail. Même s’ils n’embauchent pas, ils peuvent servir de références pour vos autres candidatures. Comme ils sont dans le secteur, ils peuvent entendre parler d’autres emplois par le biais de leur propre réseau et ils peuvent vous recommander.

7. Je me lance en tant que freelance


Ensuite, si vous êtes sans emploi ou que la recherche d’emploi n’est pas encore concluante actuellement, envisagez de vous lancer en tant que freelance pour :

-faire valoir et démontrer vos compétences

-acquérir de l’expérience

-acquérir de nouvelles compétences

En plus de cela, une expérience en tant que freelance pourra être valorisée auprès d’un futur employeur.

7. Je me fais accompagner


Mener une recherche d’emploi dans un contexte comme celui-ci peut être décourageant. Vous pouvez avoir des doutes sur les bons choix à faire, sur la manière de donner du souffle à votre recherche d’emploi. Faites-vous accompagner par des experts pour revoir et optimiser votre CV, écrire des lettres de motivation et vous préparer aux entretiens.

Photo de Chermiti Mohamed sur Pexels.com

Besoin d’être accompagné par un expert pour votre recherche d’emploi ? Prenez RDV :

Obtenir son BTS Banque en VAE : le retour d’expérience de Betty

Accompagnement VAE, Emploi, Formation

Betty a bénéficié d’un accompagnement VAE avec nous pour son BTS banque en VAE.

Son BTS Banque en poche, obtenu par voie de VAE et validé à 100% par le jury en novembre 2020, nous lui avons demandé de nous faire un retour d’expérience sur sa VAE afin d’aider les personnes qui souhaitent elles aussi s’engager dans la même démarche. Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions sur le choix de ce BTS en VAE, le choix d’opter pour un accompagnement VAE, la durée de sa VAE, et les difficultés qu’elle a rencontrées.

Il faut savoir que la VAE est accessible après seulement 1 an d’expérience dans le domaine visé, que l’on ait exercé en tant que salarié ou non.

1/ Pourquoi avez-vous fait appel à une aide pour votre VAE Banque?


Car la procédure pour monter ce dossier seule m’a semblé quasiment infaisable. L’accompagnement VAE est primordial pour la réussite.

2/Pourquoi avoir fait le choix d’une VAE Banque ?

J’ai plusieurs années d’expérience dans le domaine bancaire, c’est mon domaine professionnel et cela faisait partie de la continuité de ma formation de base.


3/ Combien de temps a duré votre VAE, depuis les premières démarches jusqu’à sa finalisation?


J’ai eu mon premier rendez-vous avec le DAVA (Dispositif Académique de Validation des Acquis) en novembre 2019 pour l’identification du diplôme qui correspond le mieux à mon parcours, j’ai ensuite déposé mon livret 1 en janvier 2020 et obtenu la recevabilité de mon livret 1 en février 2020.

J’ai ensuite démarré la réflexion et la rédaction de mon livret 2 en avril 2020 et j’ai « pédalé dans la semoule » jusqu’à fin juin 2020 ! J’ai alors pris la décision de me faire accompagner car j’avais besoin d’un appui méthodologique.

J’ai commencé mon accompagnement VAE fin juillet 2020 avec Polyglotcoach et j’ai travaillé en collaboration avec l’accompagnatrice VAE pour la rédaction réelle de mon dossier de juillet au 14 septembre. J’ai ensuite déposé mon livret 2 complet, qui avait 90 pages au moment de la finalisation. C’était un travail conséquent, à raison d’environ 2 heures d’accompagnement par semaine et le double voire plus de travail personnel à côté.

Par la suite, j’ai bénéficié en octobre 2020 de quelques heures d’accompagnement pour la soutenance, puis je suis passée à l’oral le 26 novembre 2020 devant le jury.

J’ai obtenu mes résultats le 10 décembre 2020, et une validation totale de mon BTS VAE Banque à la clé !
Le processus VAE a donc duré 1 an en tout dans mon cas.

Betty a souscrit à un 20 heures d’accompagnement VAE à distance, en ligne.


4/ En quoi l’accompagnement VAE vous a-t-il aidée? Qu’est-ce que vous avez particulièrement aimé ou pas aimé dans votre parcours VAE et dans l’accompagnement que vous avez eu ?


Avec mon accompagnatrice, nous avons réalisé un énorme travail de structuration des éléments issus de mon expérience. Il y avait beaucoup d’éléments à ordonner, il fallait faire des choix, écarter certains aspects, mettre davantage d’accent sur d’autres. Ce n’est pas évident de le faire seule car on a du mal à avoir du recul sur nous-même et parfois, à mettre en valeur ce qui peut être important du point de vue du jury.

Nous avons donc travaillé ensemble sur le développement des activités puis, sur la création d’une présentation PowerPoint pour la soutenance.

Nous fixions des séances de travail, et j’avais des objectifs à atteindre d’une séance à l’autre. Nous avons essentiellement réalisé la réflexion ensemble, j’ai réalisé le gros de la rédaction de mon côté pour mettre à profit au maximum les heures d’accompagnement et le temps que nous avions. L’accompagnement repose beaucoup sur la compréhension du référentiel et la recherche d’aspects de mon expérience qui y correspondent, c’est important de se faire aider sur ça car quand on fait une VAE pour la première fois, ce n’est pas toujours simple de comprendre le référentiel d’un diplôme.

Rien ne m’a paru désagréable durant ce processus, Marie, mon accompagnatrice, a toujours été flexible au niveau des horaires et du timing. Elle sait aussi mettre la main à la pâte lorsqu’on se sent perdu dans le dossier.

5/ Qu’est-ce qui vous a semblé le plus difficile dans votre parcours VAE ?


Je dirais surtout que la soutenance devant le jury VAE me paraissait insurmontable !


6/ Recommanderiez-vous l’accompagnement VAE dont vous avez bénéficié ?


Oui et je l’ai déjà recommandé ! 🙂

L’accompagnement, c’est le moyen de se donner les moyens ! Quelqu’un qui nous dit vers quel chemin avancer.

En soi, avec un accompagnement personnalisé, le livret 2 (en plus de mon travail à plein temps en banque), ne m’a pris que 2 mois (pour un dossier final de plus de 90 pages) ! Sans l’accompagnement, je pense que j’allais dans le mur.

7/ Qu’avez-vous ressenti quand vous avez validé votre VAE? Quelles portes celle-ci vous ouvre-t-elle ?

J’ai ressenti un grand soulagement, une énorme fierté de tout ce travail accompli. J’ai signé un CDI dans le domaine bancaire dans la foulée !

Pour en savoir plus sur le BTS Banque en VAE :

Préparer un BTS Banque en VAE, toutes les infos

Pour connaître nos options d’accompagnement et nos tarifs :

Accompagnement VAE

Vous hésitez à entamer une démarche VAE en banque ? Vous avez déjà commencé mais vous avez besoin d’aide ? Prenez RDV pour nous exposer votre projet et obtenir des informations

Aucun job ne me plaît, c’est grave? Trouver du sens au travail en 2021

Blog, Création d'entreprise, Emploi, Formation, Orientation

Beaucoup de gens font aujourd’hui un boulot qui ne leur plaît pas tout à fait, et de nombreux jeunes qui finissent leurs études ne sont pas tentés par un boulot plus que par un autre. Qui plus est, 2021 est une année particulière à cause de la pandémie, des entreprises qui ferment et de la difficulté à mener des études ou à se lancer dans une recherche d’emploi.

Ce n’est un secret pour personne, vous connaissez sûrement des personnes qui cherchent mais ne trouvent pas un job qui leur plaît, ou qui font un boulot qui ne leur plaît pas.

Vous en faites peut-être même partie.

Nous avons la chance de pouvoir accompagner depuis plusieurs années des étudiants en cours de cursus, parfois un peu perdus quant à leur avenir et ce qu’ils aimeraient faire, ou des adultes en reconversion professionnelle, à la recherche d’emploi, ou en formation pour trouver un emploi. Cette question revient assez souvent et on va y répondre tout de suite :

non, ce n’est pas grave.

Trouver un job qui nous plaît est un processus parfois lent, il faut se laisser le temps et se donner les moyens de le trouver lorsqu’il n’est pas une évidence.

Alors voici des clés pour explorer cette question et trouver une voie.

Tout d’abord, pourquoi travailler?

Les gens ont des raisons multiples de travailler :

  • gagner leur vie, ce qui est pour la plupart des gens une nécessité
  • avoir la possibilité de poursuivre leurs rêves (en dehors du travail)
  • s’occuper, pour avoir quelque chose qui structure leur vie, quand ce n’est pas spécifiquement pour gagner sa vie
  • par plaisir, lorsque leur travail les épanouit
  • pour avoir un but à poursuivre
  • par esprit de compétition, pour être les meilleurs, pour être reconnus dans ce qu’ils font
  • par besoin de reconnaissance
  • pour se sentir utile aux autres
  • pour appartenir à un groupe, une équipe, une corporation, pour s’identifier à un métier
  • pour apprendre et se développer en tant qu’individu

Parfois, la raison pour laquelle nous travaillons est une combinaison de raisons parmi celles-ci.

Certains s’identifient beaucoup voire totalement à leur métier, qui fait partie alors de leur identité, tandis que d’autres s’en distancient.

Stress, manque de reconnaissance, pénibilité…Des parcours professionnels de moins en moins linéaires

Quoi qu’il en soit, ne pas savoir où nous allons fait partie de l’expérience humaine. Le monde dans lequel nous vivons va vite, et les gens autour de vous peuvent vous donner l’impression que tout est clair dans leur tête, que leurs projets personnels et professionnels sont tracés, organisés, planifiés, assurés. Mais pour la plupart des gens ce n’est pas le cas : leur cheminement professionnel n’est pas une ligne droite mais un chemin en zigzag, avec des essais, des réussites, des échecs, des égarements heureux, d’autres tentatives; des redirections…Une enquête de Corinne Rouxel et Bastien Virely (2012) montre que les jeunes sont particulièrement touchés : ils « signalent beaucoup plus souvent que leurs aînées manquer de reconnaissance au travail et ne pas pouvoir employer pleinement leurs compétences« . De même, beaucoup ont une expérience du travail parfois pénible, et déclarent travailler sous pression.

Pour certains, le travail donne du sens à leur vie, pour d’autres le travail représente tout au plus une partie de leur vie. Tous les cas de figure sont possibles et valables.

Vos doutes et les questions que vous vous posez

Quand on ne sait pas (plus) ce qui nous plaît ni où on va, on peut avoir des doutes comme …

  • Je ne sais pas pourquoi rien ne me motive
  • Je ne sais pas où je vais
  • Je veux changer les choses mais comment faire?
  • Je ne sais pas pourquoi j’étudie, je travaille
  • Je ne sais pas pourquoi je me lève le matin à part par habitude
  • Je m’ennuie et rien ne me motive
  • J’ai de l’énergie mais je ne sais pas dans quoi la mettre

Ces questions et doutes peuvent être le signe d’une perte de sens, où d’un manque de sens. La plupart du temps, ce n’est pas bien grave, il s’agit de retrouver ce qui vous fait rêver ou vous a fait rêver un jour et de mettre en place un plan d’action pour l’atteindre.

Photo de VisionPic .net sur Pexels.com

Travail, job, boulot… La question du sens

Loriol explique que « le sens est lié au sentiment d’accomplissement d’une mission, d’une œuvre utile pour les autres, bref de quelque chose dont on peut être fier, qui nous confère aux yeux d’autrui et à nos yeux une identité positive. Faire un travail qui a du sens, c’est pouvoir réaliser une activité qui correspond aux objectifs socialement valorisés (par les collègues, dans l’entreprise, au sein de la société, etc.) » (2011). Le sens émane du fait de se sentir utile, et nous confère fierté et vision positive de nous-mêmes.

Aujourd’hui, la question de la recherche de sens tout comme la thématique du bonheur au travail sont omniprésentes voire envahissantes, surtout pour ceux qui ne se retrouvent pas dedans

La personne qui choisit d’être vendeuse, alors que son diplôme de Master lui permet de prétendre à des postes en management, fait parfois ce choix parce qu’il lui permet un meilleur équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie de famille. Elle n’attend pas nécessairement de ce métier qu’il lui apporte un sens. Parfois, ce métier peut lui apporter un sens. Le contact client quotidien par exemple peut l’épanouir, le management d’équipe peut, lui, être éreintant.

Est-ce possible de trouver du sens au travail que l’on fait? Oui, et beaucoup le font, ce n’est pas l’apanage des « grands » métiers comme avocat (sauver des gens), médecin (soigner, sauver), président (gouverner), etc. Beaucoup d’artisans et de gens exerçant des métiers manuels, concrets (peintre, paysan, plombier…) pour lesquels à la fin de la journée ils peuvent « constater visuellement » ou quantifier leur avancement trouvent du sens à ce qu’ils font. C’est plus compliqué pour les métiers dits « intellectuels », pour les projets ou missions au long cours, pour lesquels il faut réussir à se motiver sur la durée pour voir un résultat concret.

Le sens, selon Loriol, qui reprend les travaux de Lars Svendsen, c’est un projet que l’on a, qui nous dépasse :

« (…) ce qui a du sens, c’est ce qui correspond à un projet, une intention d’action vers le monde extérieur justifiée aux yeux du sujet. Que ce projet soit collectif ou individuel, l’individu ne peut en trouver les raisons, les motifs, qu’en dehors de lui- même, dans quelque chose qui le transcende. Car comment accepter de faire un effort, de subir une souffrance ou une contrainte si la seule et unique justification est le bien-être ici et maintenant. Le sens est donc nécessairement une production sociale. »

Marc Loriol, Sens et reconnaissance dans le travail, 2011

« Bullshit jobs »

Aujourd’hui, la perte de sens au travail va souvent de pair avec ce que l’on appelle les « bullshit jobs » (que l’on peut traduire en français par « jobs à la con »). Les « bullshit jobs », ce sont les métiers impossibles à définir simplement, les tâches qui ne finissent jamais, l’impression de passer son temps à faire de la paperasse plutôt que de reellement construire quelque chose.

Les bullshit jobs sont pointés du doigt dans les « bore out » (épuisement professionnel causé par l’ennui) et les « brown out ». Le brown out, c’est la démotivation et le désengagement au travail par manque de stimulation. Il survient en particulier dans certains domaines comme la communication ou encore la finance. David Graeber avait été le premier à se pencher sur la notion de bullshit  jobs. Le bullshit jobs causent déprime, dépression, anxiété, insomnies et toutes sortes de maux physiques et mentaux.

Trouver du sens est important pour notre bien-être psychologique. Alors, si vous commenciez par vous demander ce qui a du sens pour vous ?

Exercice : Prenez une feuille et listez 5 choses (activités, lieux, personnes, objets, créations, disciplines…) qui ont du sens pour vous. Si vous n’aimez pas les listes, faites un moodboard.

Avez-vous fait le tour des métiers qui existent?

Parfois, on ne trouve pas ce qui nous convient parce qu’on ne sait pas ce qui existe. Savez-vous ce qu’est un data scientist, métier très recherché aujourd’hui et à l’avenir? Voici les métiers du futur (en anglais) qui n’existent pas encore aujourd’hui mais pourront exister à l’horizon 2030.

Une manière de trouver un job qui vous plaît consiste à :

lister TOUT ce qui existe et qui pourrait vous plaire et faire une veille sur les tendances émergentes en termes de professions

lister les compétences que vous avez déjà et celles à acquérir

vous former sur les compétences que vous voulez acquérir

tester des métiers : donnez-vous 2, 3, 4 ou 5 ans pour expérimenter des jobs que vous ne connaissez pas, des jobs improbables, et laissez-vous guider par l’aventure. C’est le meilleur moyen de savoir 1) ce que vous ne voulez surtout pas 2) ce qui vous fait vibrer.

vous donner le droit de vous tromper, de ne pas trouver du premier coup, et d’apprécier ce cheminement par essai-erreur

Exercice : Listez vos compétences dans une colonne un tableau (trouvez-en au moins 3) et listez des métiers qui vous plairaient dans l’autre colonne du tableau (trouvez-en au moins 3 aussi). Que vous manque-t-il pour y arriver? Identifiez les connaissances (ce que l’on sait) qui vous manquent, et les compétences (ce que l’on sait faire) qui vous manquent.

Exercice suivant : Comment pourriez-vous atteindre les métiers qui vous plairaient? Détaillez votre plan d’action par écrit, dans le détail, puis décidez quand vous voulez le mettre en oeuvre (soyez précis(e)). Fixez-vous des objectifs SMART pour mettre en oeuvre votre plan d’action.

OBJECTIFS « SMART » : SMART est un acronyme anglais pour « specific » (spécifique), « measurable »(mesurable), « achievable »(atteignable), « relevant »(pertinent) et « time-bound »(limité dans le temps). Il s’agit d’un outil simple pour se fixer des objectifs.

Vous connaissez-vous suffisamment?

Pour trouver ce qui nous plaît, il est important de mieux nous connaître.

Cela peut passer par expérimenter des emplois différents, dans des entreprises et lieux différents, avec des méthodes de travail et des collègues différents, mais également par explorer quels loisirs et centres d’intérêt nous enthousiasment.

Coder sur son temps, jouer aux échecs, libre, jouer à des jeux vidéo, faire de l’escrime, de la couture, repeindre des meubles, écrire des articles ou faire du yoga sont autant de manières d’explorer des facettes de notre personnalité et de mieux nous connaître.

Mieux se connaître permet de trouver une direction. Alors il ne faut pas hésiter à explorer, sans a priori! Ne vous dites pas « je n’aime pas les activités manuelles » ou « je ne connais rien sur la sculpture » ou en cuisine, essayez! Vous pourrez ainsi découvrir que …

1/ Vous avez des intérêts multiples : souvent la difficulté à trouver une voie professionnelle provient du fait que plusieurs choses nous intéressent! Découvrez-les, prenez-en conscience, et décidez comment choisir celle qui sera votre activité principale, et celles que vous investirez comme hobbies ;

2/Peut-être que vous n’êtes pas fait pour un seul emploi! Aujourd’hui, la mobilité professionnelle est quasiment devenue la norme la plupart des gens n’exerceront pas qu’un seul emploi dans leur vie, beaucoup de personnes font ou feront l’expérience du chômage au cours de leur vie.

Créer son propre emploi

Parfois, ce que l’on voudrait faire n’existe pas tel que nous le voudrions. Quand on ne trouve pas tout à fait sa place dans le monde (professionnel), on peut aussi faire sa place. Faire sa place peut consister à créer son entreprise dans un domaine qui vous plaît et pour lequel vous avez des compétences, devenir freelance, créer une association…Vous pouvez créer votre emploi dans un domaine qui existe déjà ou créer votre emploi de toutes pièces! Vous aimez écrire des récits de mariage par exemple? Ou créer des tampons et vous avez de l’humour? Produire des confitures bio et locales? Faire des tutos de peinture? Cela peut devenir une activité à plein temps si vous y croyez et que c’est ce qui vous anime (et qu’il y a des débouchés)!

En somme, ne pas trouver le job qui nous plaît et pas savoir où on va n’est donc pas une fatalité, c’est même l’occasion d’entreprendre une exploration et de trouver VRAIMENT ce qui vous plaît. Laurent Gounelle, auteur français à succès qui creuse différentes thématiques liées au développement personnel, dit « moins on sait qui on est, plus on a envie d’exister« . Il ajoute que qui on est va bien au-delà de notre métierAlors mettez à profit votre envie d’exister et explorez pleinement qui vous êtes pour définir où vous voulez aller.

Envie d’être coaché pour trouver votre voie? Besoin de réaliser un bilan de compétences? De réaliser un CV pour mettre en valeur un parcours atypique?

Prenez un premier rendez-vous gratuit en remplissant ce formulaire :

5 accroches originales pour réussir votre lettre de motivation

Emploi, Uncategorized

On ne le répètera jamais assez : la lettre de motivation est utile, nécessaire, et il faut soigneusement la travailler pour qu’elle appuie votre CV et vous donne une chance de décrocher un entretien. Une des façons de rendre sa lettre de motivation efficace consiste à trouver une accroche qui suscite l’intérêt du recruteur et lui donne envie de vous lire. Voici 10 idées d’accroches pour votre lettre de motivation.

Idée d’accroche n°1 : Parler de l’actualité de l’entreprise / institution

« Classée parmi les 10 start-ups les plus innovantes de 2020, engagée dans une véritable démarche RSE, investie dans la qualité de vie au travail de ses employés, votre entreprise ne peut que susciter mon intérêt. Voici mon parcours et pourquoi j’estime correspondre au poste de XXX que vous proposez ».

Simple, et pourtant efficace comme introduction à votre lettre de motivation. Pourquoi?

Parce que cette première phrase démontre que vous avez fait des recherches, et que vous vous êtes donné la peine de rédiger vous-même cette intro, ce qui est un bon présage pour la suite de la lettre de motivation. Le recruteur aura davantage envie de lire le reste.

Idée d’accroche n°2 : Romancer l’introduction, en mode « storytelling »

« J’en parlais justement hier avec mon épouse en prenant le café du matin. Je lui disais qu’après 15 ans passés à la direction de l’entreprise YYY, j’ai besoin de relever un nouveau défi et d’apprendre à nouveau, dans un contexte différent. Ce matin, elle m’envoie par mail votre offre pour un poste de Directeur des Opérations, nous avons ri ensemble de manière complice : ce poste est le challenge idéal à cette étape de ma carrière, et j’ai toutes les compétences pour le relever. Je vous explique cela de ce pas. »

Une approche moderne et originale, presque amusante, qui donne envie de continuer à lire la suite.

Attention à ne pas trop en faire : quelques lignes d’accroche de ce type suffisent avant de passer à un format plus classique.

Idée d’accroche n°3 : L’humour

« Vous avez été sélectionnés comme Entreprise de l’Année 2020 dans mon classement des « Great Employers ». Vous gagnez le droit de me rencontrer pour un entretien ou autour d’un café pour échanger sur nos points communs et sur ce que nous pouvons réaliser ensemble ».

Avantage : l’originalité de cette accroche est inimitable ou presque, vous êtes sûr de vous distinguer!

Inconvénient : choisissez bien l’entreprise ou l’employeur que vous visez, le sens de l’humour peut passer …ou ne pas passer du tout. Les start-ups sont des exemples d’entreprise que cette approche peut accrocher. Astuce : si l’offre d’emploi mise sur l’humour, allez-y sans hésiter, si elle est austère, mieux vaut peut-être choisir une autre accroche pour votre lettre de motivation.

Idée d’accroche n°4 : Miser directement sur ses compétences

Une approche efficace sans êtres excessivement originale peut consister à mettre en avant ses compétences dès les premiers mots de la lettre de motivation et en utilisant des mots-clés :

« Expert du référencement SEO et du webmarketing, opérationnel dans la rédaction de contenus et la gestion des réseaux sociaux, ayant travaillé 5 ans dans un poste similaire en Start Up, maîtrisant parfaitement les outils SEO, enthousiaste, curieux et prêt à relever un nouveau défi, j’ai les compétences et la personnalité adéquates pour rejoindre vos équipes et collaborer efficacement avec vous ».

Avantage : vous êtes efficace, vous allez droit au but, pas de « blabla » : le recruteur sait tout de suite à quoi s’attendre

Inconvénient : attention à ne pas faire des redites exactes du CV.

Idée d’accroche n°5 : Exprimer une opinion qui peut lancer un débat

« En marketing, les entreprises devraient utiliser les émoticônes avec précaution. Je vous explique pourquoi. »

Cela peut s’apparenter aux « unpopular opinions » qu’on voit fleurir sur les réseaux sociaux : vous vous avancez en déclamant un avis que peu de personnes ont ou osent exprimer dans votre domaine/métier. Cela montre que vous prenez du recul sur ce qui se fait dans votre domaine, que vous avez la force de caractère de vous affirmer en prenant position, et que vous avez une certaine forme de culot d’introduire une lettre de motivation de cette façon. Cette approche, si elle est bien menée, peut vraiment accrocher le recruteur et donner l’occasion d’une discussion intéressante avec lui si vous êtes sélectionné(e) pour un entretien. Tout bénéf’!

Attention : la suite de la lettre de motivation ne doit pas être uniquement une « dissertation » sur le sujet. Écrivez un paragraphe pour développer votre opinion/ unpopular opinion, histoire d’accrocher de recruteur, avant d’embrayer sur les attendus classiques de la lettre de motivation.

Besoin d’aide pour créer une lettre de motivation personnalisée et percutante? 

Prenez RDV gratuitement pour une évaluation de vos besoins :

Recherche d’emploi en période de COVID : à quoi dois-je m’attendre et que faire?

Emploi, Formation

L’année 2020 nous a gratifiés de la pandémie du siècle qui touche le monde entier et occasionne un séisme dans les économies de tous les pays. La France n’est pas épargnée, et la forte recrudescence de la pandémie à l’heure actuelle (octobre 2020) rend le paysage de l’emploi encore plus incertain. Alors si vous recherchez un emploi ou un stage, voici à quoi vous attendre et des pistes pour vous organiser.

La situation : un fort impact du COVID sur l’industrie manufacturière en France

Si l’on se fie au rapport Eurostat, Analyses PwC Strategy& pour l’l’UIMM (juin 2020), l’industrie manufacturière (textiles, bois, papier, chimie, caoutchouc, équipement électriques, machines, hors agro-alimentaire), qui est un poids lourd de l’économie française, est fortement touchée par la pandémie.

Ces emplois manufacturiers sont répartis dans toutes les régions de France et en particulier en Ile-de-France, dans le Grand Est, et en Auvergne-Rhône Alpes.

La baisse drastique de la production, à « un niveau inégalé depuis l’après-guerre » selon le rapport, entraîne des conséquences lourdes sur la valeur ajoutée des entreprises, sur leur capacité financière, par conséquent sur leur survie, et donc également sur l’emploi.

Le scénario pessimiste, incluant un reconfinement à l’automne, donc probablement dans les jours qui suivent, va probablement s’appliquer avec une relance ralentie et non compensée dans les années qui viennent (à moyen terme). Cela pourrait faire repartir à la hausse le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi, qui a pourtant baissé de 11 % en octobre 2020 par rapport au 1e semestre 2020.

Les « moins » : les secteurs particulièrement touchés par le COVID

Les « plus » : les secteurs qui recrutent en période de COVID : la banque, la finance, l’informatique, la santé, le bâtiment, la grande distribution

Les secteurs qui recrutent existent, que ce soit pour des métiers qualifiés ou moins qualifiés. On compte par exemple :

  • La banque, l’assurance et le secteur de la finance
  • Les ressources humaines
  • L’informatique (architectes Cloud, cybersécurité…)
  • Lindustrie pharmaceutique
  • Les médias, les télécommunications
  • Le e-commerce : Amazon, mais aussi Veepee ou encore Zalando se portent bien avec l’explosion des achats en ligne
  • Le marché de l’immobilier en France fait face à l’incertitude mais se maintient (sauf pour ce qui est des locations courte durée, locations touristiques et immobilier d’entreprise)
  • Le secteur de la santé (médical et paramédical) recrute, bien évidemment : aide-soignants, infirmiers, kinés, médecins…
  • La propreté et l’entretien (de nombreuses offres en CDD et CDI sur Pôle Emploi)
  • L’agro-alimentaire (ouvriers agro-alimentaires, technicien de maintenance, opérateur de conditionnement, conducteurs de lignes, chargé d’affaires en automatismes, ingénieurs…)
  • La grande distribution (vente, préparation de commandes…)
  • Le bâtiment/ BTP (techniciens, manoeuvres, commercial…)

Des pistes : comment organiser ma recherche d’emploi en période de COVID?

Le problème de la situation actuelle, c’est l’incertitude qu’elle génère, et l’incertitude refroidit les entreprises dans leurs prises de décision importantes. En attendant que la situation soit plus prévisible, voici ce que vous pouvez faire.

Si vous êtes à la recherche d’un emploi :

1/ Mettez en place une stratégie de recherche d’emploi efficace, avec un tableau des candidatures que vous tiendrez à jour, comme celui-ci, que vous pouvez télécharger (PDF et/ou Excel) :

2/ Informez-vous chaque semaine voire quotidiennement sur votre domaine d’activité: lisez l’Usine nouvelle par exemple pour connaître les évolutions d’un secteur d’activité, en particulier dans l’industrie, et soyez actif sur LinkedIn : faites jouer vos contacts.

3/ Recherchez les offres dans votre région grâce à des moteurs comme Indeed, en mettant en place des alertes pour voir les offres rapidement et postuler sans tarder (très important!)

4/ Peaufinez votre CV et créez des lettres de motivation personnalisées : la concurrence est rude, et il faut que vous puissiez vous démarquer.

5/ Si votre secteur est en mauvaise posture ou sinistré, pensez à faire un bilan de compétences, ou une formation / certification diplômante pour vous reconvertir éventuellement.

6/ Si vous n’avez pas de diplôme, pensez à la possibilité de profiter de cette période pour réaliser une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), toutes les infos sur ce sujet sont ici. Une VAE augmente vos chances sur le marché de l’emploi de décrocher un travail puisqu’elle légitime vos expériences antérieures. Il suffit d’avoir exercé 1 an dans un domaine.

Besoin d’aide pour faire le point sur votre recherche d’emploi?

Nous proposons un premier RDV gratuit par téléphone :

Les lettres de motivation personnalisées sont-elles une perte de temps?

Emploi, Uncategorized

Que vous soyez novice ou expérimenté dans la rédaction et l’envoi de lettres de motivation, vous vous êtes forcément déjà posé la question au moins une fois : est-ce que ça vaut la peine de personnaliser les lettres de motivation que j’envoie ou est-ce suffisant d’envoyer une lettre de motivation standard un peu retouchée? Voici notre avis sur la question, basé sur l’accompagnement de centaines de clients chaque année dans la cadre d’un coaching de carrière.

Qu’est-ce qu’une lettre de motivation?

Une lettre de motivation (ou ‘cover letter’ en anglais) est un écrit qui accompagne généralement le CV. Autant on peut parfois envoyer un CV sans l’accompagner d’une lettre de motivation, autant la lettre de motivation sans CV n’a aucun intérêt.

Dans cette lettre, vous devez respecter des attendus :

-elle doit être formelle (et non informelle), et doit donc respecter certains codes, comme les formules de politesse, un objet, l’indication du destinataire et de l’expéditeur en général ;

-elle doit être structurée et claire ;

-elle doit indiquer pourquoi vous êtes intéressé(e) par le poste pour lequel vous candidatez.

Pourquoi faut-il une lettre de motivation?

Certains candidats nous disent « mais ça ne sert à rien d’écrire une lettre de motivation, les recruteurs ne la lisent pas!« .

Alors c’est vrai et faux à la fois : si la lettre de motivation est plate, copiée d’un modèle sur le Net, sans originalité, cela se voit tout de suite et oui, il y a de grandes chances que le recruteur la mette à la poubelle, et donc que l’effort pour la réaliser n’ait servi à rien.

En revanche, une lettre de motivation soignée se voit tout suite pour l’oeil aguerri du recruteur : elle est soignée, claire, argumentée de manière efficace, ni trop longue ni trop courte, sans fautes et elle fait mouche! Certains vont par exemple choisir des formats originaux pour leur lettre de motivation afin de se distinguer, et dans de nombreux cas, si la personne a le profil, elle est effectivement recrutée.

Exemple de lettre de motivation réalisée par une étudiante – Copie interdite, tous droits réservés

En bref : la lettre de motivation bien faite n’est pas inutile, au contraire!

Les recruteurs ne lisent votre lettre qui si elle éveille leur intérêt, par sa clarté, sa concision, son accroche ou son originalité. Distinguez-vous, particulièrement si vous postulez dans un domaine créatif.

À quoi sert la lettre de motivation?

La lettre de motivation est un complément au CV

Pourquoi?

Un CV en France fait rarement plus d’1 page A4, quelle que soit l’expérience de la personne. Il doit être synthétique, et vous pouvez même être jugé sur votre capacité à présenter votre parcours de manière synthètique.

Par conséquent, comme vous devez faire des choix de ce que vous mettez dans le CV, et que les attendus du CV sont aussi encadrés (vous ne pouvez pas y mettre ce que vous voulez), il reste peu de place à l’originalité dans un CV, excepté pour la mise en forme (charte graphique, présentation…).

C’est là où la lettre de motivation est essentielle. Elle offre la possibilité de :

  • compléter ce que vous n’avez pas pu dire dans le CV
  • de mettre en avant des éléments que vous estimez importants à savoir pour le recruteur à votre sujet (expliquer certains échecs de parcours, expliquer une réorientation, expliquer le contexte dans lequel vous avez exercé un emploi ou les choix que vous avez faits…).

Lorsque le but est accompli et que vous estimez votre CV et votre lettre de motivation complémentaires, plus besoin d’en rajouter, de tartiner inutilement, mettez les salutations d’usage et signez-la, même si elle fait moins d’une page!

En bref

La lettre de motivation est un complément au CV. Bien utilisée, elle permet de mettre à profit un espace moins cadré que le CV, plus libre, pour vous exprimer sur votre parcours, vos compétences, vos choix et bien sûr, sur votre motivation. Pas besoin qu’elle soit trop longue, quand vous avez fini de mettre en évidence les éléments que vous avez choisis, terminez-la et elle est prête à l’envoi!

Pourquoi personnaliser une lettre de motivation?

Une lettre de motivation parle de 2 choses :

vous

l’entreprise pour laquelle vous postulez, et pour un poste précis

Cela signifie :

-qu’il vaut mieux éviter de copier la lettre de quelqu’un parce que cela ne parlera pas de vous

-qu’il vaut mieux éviter de copier-coller une même lettre à envoyer à tous les recruteurs.

Une lettre de motivation standard court le risque de ne pas mentionner d’éléments intéressants pour le recruteur, si elle n’appuie pas votre CV), si elle est trop vague, trop plate, mais elle court aussi le risque de ressembler à beaucoup d’autres candatures « déjà vues » et là, elle rate son objectif de vous permettre de vous mettre en avant et de vous distinguer.

En bref : personnaliser la lettre de motivation est essentiel

Une lettre de motivation standard « ne fait pas le job » : elle ne complète pas le CV et ne vous met pas en avant. De plus, si elle est mal faite, elle peut donner une mauvaise image de vous, ce qui revient à vous tirer une balle dans le pied. Prenez le temps de réfléchir pour personnaliser chaque lettre que vous envoyez.

Comment personnaliser votre lettre de motivation?

Pour personnaliser une lettre de motivation, il faut évidemment prendre un peu plus de temps que si vous optez pour un copier-coller de modèles de lettres sur Internet ou si vous faites des lettres à la va-vite. Mais le temps investi pour personnaliser votre lettre vaut le coup: il permet de mettre votre candidature en avant et de vous distinguer.

Pour personnaliser votre lettre de motivation, voici des clés :

  1. Pensez à ce que vous n’avez pas pu mettre dans votre CV et qui vous distingue ;
  2. Réfléchissez à ce qui vous motive réellement pour le poste que vous convoitez : le « ressentir » permet de trouver les bons mots pour le dire! Soyez aussi sincère que possible (sans vous tirer une balle dans le pied, bien évidemment) ;
  3. Renseignez-vous sur l’entreprise, mentionnez des détails qui montrent que vous vous êtes informé(e) : cela prouve votre intérêt et peut faire la différence!
  4. Structurez et aérez : la lettre doit être agréable à lire. Mettez-vous à la place du recruteur qui recevrait votre lettre : aurait-il envie de la lire? C’est une bonne manière de procéder pour ne pas écrire inutilement et pour convaincre ;
  5. Respectez le format (objet, formules de politesse) et évitez les fautes d’orthographe.

En bref : personnalisez votre lettre et bannissez les lettre de motivation standard

Le temps passé à créer une bonne lettre de motivation convaincante n’est pas du temps perdu, c’est du temps investi! Vous augmentez vos chances de retenir l’attention du recruteur et d’être sélectionné(e) pour un entretien.

Dans la même thématique, si vous hésitez toujours à postuler en masse, lisez notre autre article à ce sujet.

Besoin d’aide pour créer une lettre de motivation personnalisée et percutante?

Prenez RDV pour un conseil sur-mesure :

Les erreurs à éviter quand on réalise un livret 2 de VAE de niveau Master

Accompagnement VAE, Emploi, Formation, Uncategorized

Mener une réflexion pointue, prendre du recul et rédiger un livret 2 de niveau Master, quelle que soit la discipline ne sont pas des choses aisées. Voici 5 erreurs à éviter lorsque l’on entame un tel travail.

Rappel des étapes d'une procédure VAE (Validation des Acquis de l'expérience)
Rappel des étapes d’une procédure VAE (Validation des Acquis de l’expérience)

1. Décrire sans analyser

Lorsque vous réflechissez sur votre expérience professionnelle et sur votre parcours en visant un diplôme, un titre ou une certification de niveau Master, il est crucial de comprendre comment procéder. L’une des erreurs les plus fréquentes dans les livret 2 que nous auditons est la description sans analyse, et c’est une erreur critique.

Tout d’abord, il est nécessaire de comprendre la différence entre décrire et analyser.

Décrire, c’est faire apparaître le déroulement des événements, des expériences, plus ou moins dans le détail, sans mener de réflexion sur ces éléments.

Analyser consiste en revanche à :

-décortiquer, disséquer

-faire apparaître une logique, des liens et les expliciter, comparer

-être critique vis à vis de ce que l’on écrit : examiner, prendre du recul.

De nombreux dossiers de VAE s’en tiennent à l’approche descriptive de leur expérience, ce qui n’est que la première phase de ce qui est attendu de vous dans une VAE de niveau Master. Il faut faire un effort d’analyse de votre expérience, et si vous avez du mal à prendre du recul, vous faire aider peut être utile.

2. Énumérer, lister sans expliquer

Décrire et analyser votre expérience peut consister à énumérer dans certains passages des tâches, des contributions, des livrables (cela dépend du domaine et du diplôme).

Mais attention : il faut éviter les longues énumérations purement descriptives. Demandez-vous si la liste en question est utile, ou s’il ne vaut pas mieux:

-mettre la liste en annexe si elle n’apporte pas d’informations de premier plan, essentielles

-la remplacer par un paragraphe explicatif plus synthétique et plus percutant

-la remplacer par un schéma, un flowchart, une frise

Exemple de liste à éviter :

De 2009 à 2015, j’ai géré un magasin où j’ai vendu les produits suivants :

-chaussettes enfants

-chaussettes adultes

-survêtements de marque X

-survêtement de marque Y

-des baskets de marque Z

-des accessoires de running de la marque XYZ

etc.

Réfléchissez toujours à l’apport des détails que vous fournissez et évitez les détails superflus : il ne s’agit pas de faire du remplissage. Privilégiez l’analyse par rapport à de l’énumération ou de longs passages descriptifs, sauf si c’est strictement nécessaire.

3. Présenter son livret 2 et son expérience comme un roman ou une autobiographie : à proscrire

Un livret 2 de VAE n’est pas une autobiographie ni un roman. Attention à ne pas tomber dans l’écriture romanesque, la validation de votre livret 2 ne dépend pas du fait que vous ayez une belle plume ou non, mais de votre capacité à présenter une lecture construite, argumentée et cohérente de votre expérience professionnelle et de votre parcours personnel, en adéquation avec le référentiel visé.

Vos titres peuvent-ils être originaux et « romanesques »?

Oui, on voit parfois des dossiers où les candidats écrivent des titres tels que « L’aventure allemande de 2008 à 2010, une expérience exceptionnelle », et ce afin de présenter un passage de leur expérience professionnelle. C’est possible, mais le contenu du chapitre doit être descriptif + analytique, comme nous l’expliquions dans le point 1 et non purement chronologique et sans recul.

4. Structurer son plan de manière uniquement chronologique

Ce point suit la logique des points précédents. La réflexion et la rédaction de votre livret 2 de niveau Master étant un essentiellement un exercice d’analyse et de réflexion, un plan purement chronologique est plus approprié à une autobiographie qu’à un livret 2. De même, les modèles types de livret 2 sont à proscrire, ils sont adaptés pour des livrets 2 de niveau BTS ou Licence, mais pas pour un livret 2 de niveau Master.

Le plan que vous choisissez doit être analytique ou chronologique/analytique : il doit refléter un recul sur vos expériences, les liens entre elles, les compétences utilisées ou acquises et les points clés du référentiel visé.

Le mémoire ne doit pas non plus être structuré comme un mémoire universitaire, nous en parlons ici.

Exemple de plan à éviter :

  1. 2004-2006 : LES PRÉMICES DE MA CARRIÈRE EN BANQUE
  2. 2006-2009 : PROGRESSION VERS LE POSTE DE CONSEILLER CLIENTÈLE PARTICULIERS
  3. 2010-2014 : EXPÉRIENCE DE LA MATURITÉ, L’ENTREPREUNARIAT

En somme, le plan peut être chronologique, mais il doit également refléter une analyse et un lien vos expériences, vos compétences et les requis du référentiel métier.

5. Rédiger un livret 2 trop long

La longueur d’un livret 2 de VAE (Master) oscille entre 40 et 90 pages, selon les disciplines.

90 pages vous semble long? Et pourtant avec quelques années d’expériences professionnelles et des figures à l’appui de vos propos, on y arrive vite, vous verrez. Attention donc à ne pas faire un livret 2 trop long, c’est rédhibitoire. Si la longueur requise n’est jamais fixée à un nombre de pages exact, évitez de dépasser 90 pages de texte et figures hors annexes.

Pour les annexes idem : une dizaine de pages d’annexes est l’idéal, alors triez-les soigneusement et ne gardez que celles qui appuient efficacement votre argumentaire.

Résumé des erreurs à éviter lors de la rédaction de votre livret 2 niveau Master

En suivant les points que nous venons d’évoquer, vous devriez éviter les erreurs critiques qui peuvent vous mener dans la mauvaise direction lors de la rédaction de votre livret 2.

Autres informations VAE

Questions/ Réponses sur le dispositif de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en France

Comment faire un bon CV quand on a peu ou pas du tout d’expérience? Suivez nos conseils

Obtenir un BTS Professions immobilières ou une Licence métiers de l’immobilier en VAE : les clés pour réussir

DOIT-ON ABORDER UN LIVRET 2 DE VAE COMME UN MÉMOIRE?

COMMENT PRÉPARER ET OBTENIR UN BTS BANQUE EN VAE?

Réaliser une VAE d’aide-soignant (DEAS) : référentiel, livret 2, conseils et méthodologie pour réussir votre VAE

Obtenir son BTS Banque en VAE : le retour d’expérience de Betty

Aide VAE

Besoin d’aide pour votre livret 2?

Nous proposons un accompagnement sur-mesure à des tarifs abordables où que vous soyez.

Prenez contact pour plus d’infos :