Aucun job ne me plaît, c’est grave? Trouver du sens au travail en 2021

Blog, Création d'entreprise, Emploi, Formation, Orientation

Beaucoup de gens font aujourd’hui un boulot qui ne leur plaît pas tout à fait, et de nombreux jeunes qui finissent leurs études ne sont pas tentés par un boulot plus que par un autre. Qui plus est, 2021 est une année particulière à cause de la pandémie, des entreprises qui ferment et de la difficulté de mener des études ou une recherche d’emploi.

Ce n’est un secret pour personne, vous connaissez sûrement des personnes qui cherchent mais ne trouvent pas un job qui leur plaît, ou qui font un boulot qui ne leur plaît pas.

Vous en faites peut-être même partie.

Nous avons la chance de pouvoir accompagner depuis plusieurs années des étudiants en cours de cursus, parfois un peu perdus quant à leur avenir et ce qu’ils aimeraient faire, ou des adultes en reconversion professionnelle, à la recherche d’emploi, ou en formation pour trouver un emploi. Cette question revient assez souvent et on va y répondre tout de suite :

non, ce n’est pas grave.

Trouver un job qui nous plaît est un processus parfois lent, il faut se laisser le temps et se donner les moyens de le trouver lorsqu’il n’est pas une évidence.

Alors voici des clés pour explorer cette question et trouver une voie.

Tout d’abord, pourquoi travailler?

Les gens ont des raisons multiples de travailler :

  • gagner leur vie, ce qui est pour la plupart des gens une nécessité
  • avoir la possibilité de poursuivre leurs rêves (en dehors du travail)
  • s’occuper, pour avoir quelque chose qui structure leur vie, quand ce n’est pas spécifiquement pour gagner sa vie
  • par plaisir, lorsque leur travail les épanouit
  • pour avoir un but à poursuivre
  • par esprit de compétition, pour être les meilleurs, pour être reconnus dans ce qu’ils font
  • par besoin de reconnaissance
  • pour se sentir utile aux autres
  • pour appartenir à un groupe, une équipe, une corporation, pour s’identifier à un métier
  • pour apprendre et se développer en tant qu’individu

Parfois, la raison pour laquelle nous travaillons est une combinaison de raisons parmi celles-ci.

Certains s’identifient beaucoup voire totalement à leur métier, qui fait partie alors de leur identité, tandis que d’autres s’en distancient.

Stress, manque de reconnaissance, pénibilité…Des parcours professionnels de moins en moins linéaires

Quoi qu’il en soit, ne pas savoir où nous allons fait partie de l’expérience humaine. Le monde dans lequel nous vivons va vite, et les gens autour de vous peuvent vous donner l’impression que tout est clair dans leur tête, que leurs projets personnels et professionnels sont tracés, organisés, planifiés, assurés. Mais pour la plupart des gens ce n’est pas le cas : leur cheminement professionnel n’est pas une ligne droite mais un chemin en zigzag, avec des essais, des réussites, des échecs, des égarements heureux, d’autres tentatives; des redirections…Une enquête de Corinne Rouxel et Bastien Virely (2012) montre que les jeunes sont particulièrement touchés : ils « signalent beaucoup plus souvent que leurs aînées manquer de reconnaissance au travail et ne pas pouvoir employer pleinement leurs compétences« . De même, beaucoup ont une expérience du travail parfois pénible, et déclarent travailler sous pression.

Pour certains, le travail donne du sens à leur vie, pour d’autres le travail représente tout au plus une partie de leur vie. Tous les cas de figure sont possibles et valables.

Vos doutes et les questions que vous vous posez

Quand on ne sait pas (plus) ce qui nous plaît ni où on va, on peut avoir des doutes comme …

  • Je ne sais pas pourquoi rien ne me motive
  • Je ne sais pas où je vais
  • Je veux changer les choses mais comment faire?
  • Je ne sais pas pourquoi j’étudie, je travaille
  • Je ne sais pas pourquoi je me lève le matin à part par habitude
  • Je m’ennuie et rien ne me motive
  • J’ai de l’énergie mais je ne sais pas dans quoi la mettre

Ces questions et doutes peuvent être le signe d’une perte de sens, où d’un manque de sens. La plupart du temps, ce n’est pas bien grave, il s’agit de retrouver ce qui vous fait rêver ou vous a fait rêver un jour et de mettre en place un plan d’action pour l’atteindre.

Photo de VisionPic .net sur Pexels.com

Travail, job, boulot… La question du sens

Aujourd’hui, la question de la recherche de sens tout comme la thématique du bonheur au travail sont omniprésentes voire envahissantes, surtout pour ceux qui ne se retrouvent pas dedans

La personne qui choisit d’être vendeuse, alors que son diplôme de Master lui permet de prétendre à des postes en management, fait parfois ce choix parce qu’il lui permet un meilleur équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie de famille. Elle n’attend pas nécessairement de ce métier qu’il lui apporte un sens. Parfois, ce métier peut lui apporter un sens. Le contact client quotidien par exemple peut l’épanouir, le management d’équipe peut, lui, être éreintant.

Est-ce possible de trouver du sens au travail que l’on fait? Oui, et beaucoup le font, ce n’est pas l’apanage des « grands » métiers comme avocat (sauver des gens), médecin (soigner, sauver), président (gouverner), etc. Beaucoup d’artisans et de gens exerçant des métiers manuels, concrets (peintre, paysan, plombier…) pour lesquels à la fin de la journée ils peuvent « constater visuellement » ou quantifier leur avancement trouvent du sens à ce qu’ils font. C’est plus compliqué pour les métiers dits « intellectuels », pour les projets ou missions au long cours, pour lesquels il faut réussir à se motiver sur la durée pour voir un résultat concret.

« Bullshit jobs »

Aujourd’hui, la perte de sens au travail va souvent de pair avec ce que l’on appelle les « bullshit jobs » (que l’on peut traduire en français par « jobs à la con »). Les « bullshit jobs », ce sont les métiers impossibles à définir simplement, les tâches qui ne finissent jamais, l’impression de passer son temps à faire de la paperasse plutôt que de reellement construire quelque chose.

Les bullshit jobs sont pointés du doigt dans les « bore out » (épuisement professionnel causé par l’ennui) et les « brown out ». Le brown out, c’est la démotivation et le désengagement au travail par manque de stimulation. Il survient en particulier dans certains domaines comme la communication ou encore la finance. David Graeber avait été le premier à se pencher sur la notion de bullshit  jobs. Le bullshit jobs causent déprime, dépression, anxiété, insomnies et toutes sortes de maux physiques et mentaux.

Trouver du sens est important pour notre bien-être psychologique. Alors, si vous commenciez par vous demander ce qui a du sens pour vous?

Exercice : Prenez une feuille et listez 5 choses (activités, lieux, personnes, objets, créations, disciplines…) qui ont du sens pour vous. Si vous n’aimez pas les listes, faites un moodboard.

Avez-vous fait le tour des métiers qui existent?

Parfois, on ne trouve pas ce qui nous convient parce qu’on ne sait pas ce qui existe. Savez-vous ce qu’est un data scientist, métier très recherché aujourd’hui et à l’avenir? Voici les métiers du futur (en anglais) qui n’existent pas encore aujourd’hui mais pourront exister à l’horizon 2030.

Une manière de trouver un job qui vous plaît consiste à :

lister TOUT ce qui existe et qui pourrait vous plaire et faire une veille sur les tendances émergentes en termes de professions

lister les compétences que vous avez déjà et celles à acquérir

vous former sur les compétences que vous voulez acquérir

tester des métiers : donnez-vous 2, 3, 4 ou 5 ans pour expérimenter des jobs que vous ne connaissez pas, des jobs improbables, et laissez-vous guider par l’aventure. C’est le meilleur moyen de savoir 1) ce que vous ne voulez surtout pas 2) ce qui vous fait vibrer.

vous donner le droit de vous tromper, de ne pas trouver du premier coup, et d’apprécier ce cheminement par essai-erreur

Exercice : Listez vos compétences dans une colonne un tableau (trouvez-en au moins 3) et listez des métiers qui vous plairaient dans l’autre colonne du tableau (trouvez-en au moins 3 aussi). Que vous manque-t-il pour y arriver? Identifiez les connaissances (ce que l’on sait) qui vous manquent, et les compétences (ce que l’on sait faire) qui vous manquent.

Exercice suivant : Comment pourriez-vous atteindre les métiers qui vous plairaient? Détaillez votre plan d’action par écrit, dans le détail, puis décidez quand vous voulez le mettre en oeuvre (soyez précis(e)). Fixez-vous des objectifs SMART pour mettre en oeuvre votre plan d’action.

OBJECTIFS « SMART » : SMART est un acronyme anglais pour « specific » (spécifique), « measurable »(mesurable), « achievable »(atteignable), « relevant »(pertinent) et « time-bound »(limité dans le temps). Il s’agit d’un outil simple pour se fixer des objectifs.

Vous connaissez-vous suffisamment?

Pour trouver ce qui nous plaît, il est important de mieux nous connaître.

Cela peut passer par expérimenter des emplois différents, dans des entreprises et lieux différents, avec des méthodes de travail et des collègues différents, mais également par explorer quels loisirs et centres d’intérêt nous enthousiasment.

Coder sur son temps, jouer aux échecs, libre, jouer à des jeux vidéo, faire de l’escrime, de la couture, repeindre des meubles, écrire des articles ou faire du yoga sont autant de manières d’explorer des facettes de notre personnalité et de mieux nous connaître.

Mieux se connaître permet de trouver une direction. Alors il ne faut pas hésiter à explorer, sans a priori! Ne vous dites pas « je n’aime pas les activités manuelles » ou « je ne connais rien sur la sculpture » ou en cuisine, essayez! Vous pourrez ainsi découvrir que …

1/ Vous avez des intérêts multiples : souvent la difficulté à trouver une voie professionnelle provient du fait que plusieurs choses nous intéressent! Découvrez-les, prenez-en conscience, et décidez comment choisir celle qui sera votre activité principale, et celles que vous investirez comme hobbies ;

2/Peut-être que vous n’êtes pas fait pour un seul emploi! Aujourd’hui, la mobilité professionnelle est quasiment devenue la norme la plupart des gens n’exerceront pas qu’un seul emploi dans leur vie, beaucoup de personnes font ou feront l’expérience du chômage au cours de leur vie.

Créer son propre emploi

Parfois, ce que l’on voudrait faire n’existe pas tel que nous le voudrions. Quand on ne trouve pas tout à fait sa place dans le monde (professionnel), on peut aussi faire sa place. Faire sa place peut consister à créer son entreprise dans un domaine qui vous plaît et pour lequel vous avez des compétences, devenir freelance, créer une association…Vous pouvez créer votre emploi dans un domaine qui existe déjà ou créer votre emploi de toutes pièces! Vous aimez écrire des récits de mariage par exemple? Ou créer des tampons et vous avez de l’humour? Produire des confitures bio et locales? Faire des tutos de peinture? Cela peut devenir une activité à plein temps si vous y croyez et que c’est ce qui vous anime (et qu’il y a des débouchés)!

En somme, ne pas trouver le job qui nous plaît et pas savoir où on va n’est donc pas une fatalité, c’est même l’occasion d’entreprendre une exploration et de trouver VRAIMENT ce qui vous plaît. Laurent Gounelle, auteur français à succès qui creuse différentes thématiques liées au développement personnel, dit « moins on sait qui on est, plus on a envie d’exister« . Il ajoute que qui on est va bien au-delà de notre métierAlors mettez à profit votre envie d’exister et explorez pleinement qui vous êtes pour définir où vous voulez aller.

Envie d’être coaché pour trouver votre voie? Besoin de réaliser un bilan de compétences? De réaliser un CV pour mettre en valeur un parcours atypique?

Prenez un premier rendez-vous gratuit en remplissant ce formulaire :

Préparer un BTS Banque en VAE, toutes les infos

Blog, Formation

Le BTS Banque, conseiller de clientèle (particuliers): généralités

Créé en 2001, le BTS banque (anciennement « conseiller de clientèle (particuliers)« ) a le vent en poupe et il est proposé depuis quelques années à la fois en alternance et en formation continue. Il destine au métier de conseiller clientèle. Il est accessible en VAE après 1 an d’expérience en banque.

Le BTS est le Brevet de technicien supérieur, c’est un diplôme de niveau Bac + 2.

Il remplace le BTS Banque Option A : Marché des particuliers (qui a existé entre 2001 et 2014).

bts banque vae validation des acquis de l'expérience.jpeg

1. Le référentiel du BTS Banque conseiller de clientèle particuliers : détails

Comme tous les diplômes et titres accessibles en VAE, le BTS banque se base sur le référentiel du diplôme de BTS banque conseiller clientèle particuliers, dont la dernière version remonte à 2014.

Il est très important de comprendre comment fonctionne le diplôme en question car c’est cela qui va vous permettre de rédiger votre expérience au mieux et de la valider.

Le référentiel du BTS Banque conseiller clientèle particuliers se subdivise en :

  • 2 fonctions (F)
  • domaines connexes (D)
  • plusieurs unités (U)

Fonctions du référentiel Banque conseiller clientèle particuliers

Les fonctions sont les suivantes :

F1 – Gestion de la relation client

F2 – Développement et suivi de l’activité commerciale

Domaines connexes du référentiel

Les domaines connexes sont les suivants :

D1 – Culture générale, expression et communication (y compris dans une langue étrangère)

D2 – Environnement économique, juridique et organisationnel de l’activité bancaire

Domaines facultatifs certification professionnelle reconnue par l’AMF et 2e langue vivante différente de la LV1 Unités du référentiel

Les unités du référentiel sont les suivantes :

U1 – CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION

U2 – LANGUE VIVANTE ÉTRANGÈRE 1

U3 – GESTION DE LA RELATION CLIENT

U4 – DÉVELOPPEMENT ET SUIVI DE L’ACTIVITÉ COMMERCIALE

U5 – ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE, JURIDIQUE ET ORGANISATIONNEL DE L’ACTIVITÉ BANCAIRE

Les unités sont comme des « matières ».

Important à savoir sur le Référentiel Banque conseiller clientèle particuliers

Les Unités 3 à 5 sont particulièrement importantes à développer dans votre dossier de VAE (livret 2).

Elles occupent les volumes horaires les plus importants du diplôme : 196 heures pour l’U3 Gestion de la relation client, 224 heures pour l’U4 développement et suivi de l’activité commerciale (U4) et 168 heures pour l’U5 Environnement économique, juridique et organisationnel de l’activité bancaire.

Qu’est-ce que cela signifie?

Vous devez bien comprendre les composantes de ces 3 unités du BTS Banque conseiller clientèle particuliers pour être en mesure de les développer dans votre livret 2 de VAE.

2. Les 3 clés du BTS banque conseiller clientèle particuliers : gestion de la relation client, le développement et suivi de l’activité commerciale, et l’environnement économique, juridique et organisationnel de l’activité bancaire

Les Unités 3 à 5 du BTS Banque se décomposent elles-mêmes en :

activités (ouverture de compte, fonctionnement du compte, la mise à disposition et le suivi des moyens de paiement…)

compétences (ce que vous savez faire)

savoirs (ce que vous savez, vos connaissances)

Voici le détail de l’U3 Gestion de la relation client (source) :

Capture d’écran 2020-07-27 à 17.44.19.png

Capture d’écran 2020-07-27 à 17.44.58.png

Capture d’écran 2020-07-27 à 17.45.53.png

Capture d’écran 2020-07-27 à 17.47.49.png

Capture d’écran 2020-07-27 à 17.48.34.png

Comment analyser le référentiel et l’utiliser pour rédiger votre livret 2 en VAE?

Vous baser sur le référentiel et en analyser les aspects pour les faire correspondre à votre expérience sera l’objet de la majeure partie de votre réflexion et de rédaction de votre dossier VAE.

3. Les grandes différences du référentiel BTS Banque conseiller clientèle 2014 avec le précédent

La refonte du référentiel VAE banque est importante à connaître si vous avez déjà tenté de passer le BTS banque avant 2014.

Les intitulés des matières ont en effet changé et deux aspects nouveaux et importants ont été intégrés au référentiel :

  • les changements de règlementation (vous devez connaître le KYC, RGPD…), les aspects liés à la conformité
  • le numérique (vous devez savoir utiliser et gérer différents canaux de communication et outils)

Vos connaissances et compétences à ce sujet doivent apparaître dans la description de vos activités et expériences.

4. Se lancer dans un BTS Banque conseiller clientèle particuliers en VAE

Vous avez 1 an d’expérience dans le domaine et vous souhaitez vous lancer dans une VAE? C’est simple, vous allez suivre la procédure classique :

  • Contactez ou contactons ensemble l’organisme certificateur (celui qui délivre le diplôme). L’organisme certificateur pour ce BTS est le Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de lʼInnovation. 
  • Préparez votre dossier de recevabilité (livret 1). Il se compose :

– d’un formulaire de candidature avec signature

– de documents justifiant votre expérience et le cas échéant de votre formation initiale

– de pièces justificatives à joindre obligatoirement (voir le détail ici)

-une attestation sur l’honneur qu’une seule demande de VAE a été déposée pour la certification, pour l’année civile en cours (vous avez le droit de déposer 1 demande par certification et trois demandes maximum pour des certifications différentes, au cours de la même année civile)

  • Une fois votre dossier de recevabilité validé, vous passez à l’étape de rédaction du livret 2 où vous expliquez votre expérience en la mettant en adéquation avec le référentiel.
  • Soutenance : à l’issue du dépôt de votre livret 2 dans les temps, vous préparerez alors la soutenance de votre dossier devant le jury.

Nous vous accompagnons à toutes les étapes de la démarche VAE pour vous garantir les meilleures chances de décrocher votre BTS Banque en VAE!

Informations VAE

Questions/ Réponses sur le dispositif de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en France

Comment faire un bon CV quand on a peu ou pas du tout d’expérience? Suivez nos conseils

Obtenir un BTS Professions immobilières ou une Licence métiers de l’immobilier en VAE : les clés pour réussir

DOIT-ON ABORDER UN LIVRET 2 DE VAE COMME UN MÉMOIRE?

Les erreurs à éviter quand on réalise un livret 2 de VAE de niveau Master

Accompagnement VAE

vae banque bts.png

Prenez contact pour plus d’informations : 

Préparation à l’entretien de naturalisation : comment le réussir?

Blog

Lorsque vous déposez un entretien de naturalisation en France, il vous faudra passer un entretien avec un agent de la préfecture, cet entretien ayant pour but de vérifier votre intégration dans la société française. Quelles questions peut-on vous poser et comment le réussir?

entretien de naturalisation.jpg

Qu’est-ce qu’un dossier de naturalisation?

Demander la naturalisation, c’est demander à acquérir une nationalité, française en l’occurrence.

Pour cela, vous devez déposer un dossier de naturalisation à la préfecture ou dans un consulat si vous êtes à l’étranger, et remplir diverses conditions : d’âge (il faut être majeur), de lien avec la France (le pays doit être le centre de vos intérêts professionnels et familiaux), des conditions administratives (il faut avoir un titre de séjour valide), il faut être intégré à la communauté française, maîtriser la langue française, être inséré professionnellement, et remplir des conditions de moralité (il ne faut pas avoir été condamné).

Qu’est-ce qu’un entretien de naturalisation?

Lorsque vous déposez un dossier de naturalisation, une enquête de moralité est réalisée sur votre cas, et vous êtes également convoqué(e) à un entretien : l’entretien de naturalisation dont il est question dans ce billet.

C’est un entretien au cours duquel l’agent de l’Etat va vérifier votre maîtrise du français, votre connaissance de la culture, de l’histoire et des valeurs qui font la France, ainsi que votre niveau d’intégration, en vertu de l’article 21-24 du code civil.

Cet entretien est déterminant dans la décision que prendra l’administration de vous naturaliser ou non.

Les questions de l’entretien de naturalisation

Il n’y a pas de questions à l’écrit durant cet entretien, ni un niveau d’études minimal requis. L’entretien se compose de questions aléatoires, qui ne suivent pas un ordre précis.

Les questions se subdivisent globalement en 2 catégories:

  • des questions personnelles
  • des questions concernant l’histoire, la culture et la société françaises

Les premières sont des questions qui concernent :

-votre motivation à devenir Français(e)

-vos liens avec la France

-votre situation familiale, maritale

-les liens avec votre pays d’origine (famille, envoi d’argent…)

-votre vie en France

-votre travail

-votre entourage

-votre intégration et votre contribution à la société (activités sportives, culturelles, associatives…)

etc.

Les deuxièmes peuvent porter sur :

-la devise de la France

-les valeurs et les principes de la France (laïcité, port des signes religieux…)

-l’organisation de l’État, le système politique français

-le système électoral, la participation citoyenne

-l’organisation du territoire (communes, DROM-COM…)

-l’histoire de la France

-la place de la France en Europe et dans le monde

-les sites historiques et monuments

-les personnages célèbres de l’histoire de France

etc.

Vous trouverez beaucoup d’informations dans le Livret du citoyen, accessible en ligne, mais il s’agit de bien vous préparer et de savoir répondre de manière convaincante à toutes les questions possibles.

Nous proposons des séances de préparation en ligne ou en présentiel à Strasbourg aux entretiens de naturalisation. Nous préparons avec vous des questions adaptées à votre situation ainsi que leurs réponses afin de maximiser vos chances de réussite.

Tarif : 70€ TTC/ 55 mn

vae banque bts.png

Prenez contact pour plus d’informations :

 

5 mots que les espagnols ont empruntés aux français en les modifiant

Blog, Uncategorized

L’espagnol et le français ont beaucoup plus en commun que vous ne croyez…sauf lorsque les espagnols nous empruntent « nos » mots en les transformant. Car là, cela peut carrément tourner aux devinettes! Lisez plutôt.

TRAVEL-5.png

1. un bombón 🇪🇸  \bom’bon\

Du français bonbon, qui réfère à des sucreries, le mot est créé en français par répétition de l’adjectif « bon ».

En espagnol, il signifie le plus souvent chocolat ( à offrir, pas le chocolat en général) mais aussi parfois les bonbons (qui sont plutôt appelés caramelos).

En espagnol, un bombón est aussi une personne adorable ou une jolie fille.

1988777078_9b1019905b_b.jpg

Un « bombón » en espagnol c’est ça !

 

2. un chándal  🇪🇸  \ˈt͡ʃan.dal\

Ce mot, qui signifie pull en espagnol, dérive d’un mot qui n’est presque plus utilisé en français : chandail. Ça vous rappelle les les vieux pulls jacquard tricotés par Mamie? L’histoire du mot est intéressante : « chandail » est l’abréviation de « marchand d’ail » ! Comment est-ce possible? C’était tout simplement le nom des marchands de légumes aux Halles de Paris (Source : CNRTL).

Au fait les français, pour la prononciation en espagnol, ça donne quelque chose de pas  très éloigné de « sandale » (tchan-dal).

8526.jpg

Vous aussi ça vous rappelle de mauvais souvenirs?

3.  un chofer 🇪🇸   \ˈt͡ʃofeɾ\ 

 

Les francophones, prononcez « tcho-faire ». Et vous comprendrez (peut-être). Trop sybillin? Le mot est phonétiquement issu du mot français chauffeur…Tout s’éclaircit n’est-ce pas?  Et si vous êtes super curieux et que vous vous demandez pourquoi le mot ressemble au verbe « chauffer », c’est que « chauffeur » et « chauffer » sont effectivement des mots de la même famille : le chauffeur était à l’origine celui qui soufflait sur la forge pour faire rougir le métal. C’est par le monde des chemins de fer que le mot a acquis son sens actuel.

QOilGx1h.jpg

 

4.  una croqueta 🇪🇸

 

Deux camps ici : si vous êtes francophone, ce mot vous évoque la nourriture de votre chat ou de votre chien, mais si  vous êtes hispanophone, il vous mettra l’eau à la bouche, car les croquetas espagnoles, c’est ça :

croquetas.jpg

En somme, de délicieuses bouchées apéritives appartenant à la gamme des tapas.

L’espagnol a emprunté le mot au français  » croquer « , auquel on a ajouté le suffixe -ette et cela viendrait de l’onomatopée « croc croc » qui imite le bruit que fait tout aliment croustillant (quand il l’est encore).

 

5.  regalar  🇪🇸 \rɛ.ɡa.ˈlar\

 

Celui-ci, il est un peu plus compliqué à imaginer. Certes, le mot « régaler » existe en français, mais ne signifie pas offrir, comme en espagnol. Alors quel lien? « Régal » signifie « délice » ou « plaisir », et régaler signifie donc  « donner des plaisirs ». De là, il n’y a qu’un pas pour que l’espgnaol retienne le sens actuel d’offrir. Cette théorie est cependant discutée  et d’aucuns prétendent que le français aurait emprunté le mot à l’espagnol (voir ICI ).

tarjetas-regalo-belleza-germaine-goya-madrid.jpg

 

Vous connaissez d’autres mots espagnols qui viennent du français? Commentez et partagez ce billet !

 

Et pour découvrir nos cours de langue et autres prestations:

Find out about our language courses and other services:

 

Capture d’écran 2017-04-04 à 17.26.25.png

©Polyglotworld 2017 – Tous droits réservés – All right reserved

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer